Les trois réactions du corps lorsqu’il est confronté à quelque chose de désagréable.

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Les trois réactions du corps lorsqu’il est confronté à quelque chose de désagréable.

 

Souvent, on me demande s’il est possible de contrôler son corps, pour éviter qu’il révèle nos émotions.

C’est très difficile. Avec beaucoup d’entraînement on peut contrôler son corps en partie, mais il y aura toujours un infime détail qui pourra vous trahir.

Notre cerveau est composé de trois parties fonctionnelles comme l’a décrit Paul MacLean en 1952. Le cerveau reptilien, le cerveau Limbique et le néocortex.

Le cerveau reptilien est en charge des fonctions vitales comme respirer, faire battre le coeur. Le néocortex est la partie pensante et est en charge de la logique, du langage, de la compréhension…

Mais celui qui nous intéresse c’est le cerveau limbique. C’est la partie du cerveau qui est en charge de notre survie et qui agit par reflexe. C’est la partie de notre cerveau qui nous protège des dangers. Des milliers d’années d’évolution ont gravé dans cette partie du cerveau les réponses les plus efficaces face aux prédateurs et aux dangers.

Depuis l’âge de pierre, ce cerveau limbique a compris qu’il n’y a que trois façons de réagir face à un danger: l’immobilité, la fuite et l’affrontement.

Face à un prédateur, l’immobilité peut vous mettre hors de danger car les prédateurs recherchent le mouvement et chassent tout ce qui bouge. L’immobilité permet aussi de faire une pause pour laisser à notre cerveau le temps de réfléchir à notre prochaine action qui va nous sortir de là. C’est pourquoi parfois les animaux restent sans bouger au milieu de la route, lorsqu’ils sont pris dans les phares des voitures.

Si l’immobilité est inefficace car le danger est trop proche, alors notre cerveau limbique nous oblige à prendre la fuite.

Enfin si la fuite n’est pas efficace car le prédateur est plus rapide que vous, alors le cerveau limbique vous oblige à faire face et à affronter le danger.

De nos jours les dangers ne sont plus les mêmes et heureusement, mais notre cerveau limbique régit toujours de la même façon face aux choses qui nous sont désagréables.

L’immobilité: Nous cessons instantanément de bouger lorsque quelqu’un sonne chez nous de façon inattendue. Les gens vont se figer lorsqu’on aborde un sujet qui leur déplaît. Certains vont pousser cette immobilité à l’extrême en remontant les épaules et en se faisant le plus petit possible comme pour dire non verbalement “pourvu qu’il ne me voie pas”.

La fuite: Aujourd’hui, il est souvent difficile de se soustraire aux situations gênantes, embarrassantes. Mais notre corps indique toujours qu’il veut fuir: les pieds se tournent vers la sortie, on se penche vers l’arrière, on met de la distance entre nous et ce qui nous déplaît et si on ne peut pas prendre de distance alors on place des objets entre nous et la personne. Par exemple les femmes utilisent souvent leur sac à main comme barrière de protection. Elles le mettent devant elles lorsqu’elles n’aiment pas la personne avec qui elles discutent. Alors que le sac sera sur le coté lorsqu’elles discutent avec une personne en qui elles ont confiance.

L’affrontement: évidemment de nos jours se battre est très mal vu. Mais lorsque l’immobilité et la fuite ne sont plus efficace, on peut voir les poings se serrer, les narines s’ouvrir, le ton monter…

Donc si vous voyez votre interlocuteur, s’immobiliser, essayer de se faire plus petit qu’il n’est, s’éloigner de vous, tourner une partie de son corps dans une autre direction, mettre des objets devant lui, montrer des signes de colère… arrêtez-vous et demandez-vous qu’est ce qui vient de le mettre mal à l’aise, qu’est ce qui vient de le mettre dans l’embarras.

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